SURPOIDS ET OBÉSITÉ – CONSTATS et MECANISMES

CONSTAT

L’alimentation occidentale, depuis plus d’un demi-siècle et grâce aux américains est riche en glucides (fruits, céréales, sodas, friandises, sucres, etc…) et pauvre en graisses. On en voit le résultat aux USA justement, où 70% de la population est en surpoids et 40% souffre d’obésité. L’explosion des pathologies exacerbées par la surconsommation de sucre (diabète, cancer, démences séniles, pathologies cardiovasculaires, pathologies auto-immunes…) est même responsable d’un recul de l’espérance de vie américaine.

Illustration d’une Vahiné du XVIIIe siècle

Cette alimentation hyperglycémiante s’étend malheureusement au reste du monde, étouffant des modes alimentaires séculaires. Les vahinés tahitiennes sont maintenant obèses et en moins de 30 ans les centenaires d’Okinawa ont presque disparu. Au Mexique, la bouteille de Coca-Cola coute moins cher qu’une bouteille d’eau avec le résultat attendu sur les descendants des minces Aztèques.

Illustration de Vahinés du XXIe siècle

MECANISMES

Nos organismes ont besoin d’énergie pour vivre. Cette énergie peut être produite à partir du glucose, carburant le plus facile à utiliser et le plus disponible, ou à partir de corps cétoniques qui sont extraits des graisses corporelles. Ces graisses constituent donc des réserves qui permettaient à nos lointains ancêtres de survivre aux périodes de « vache maigre ».

La prise de poids par stockage de graisses est liée, pour l’essentiel, à l’activité d’une hormone pancréatique, l’insuline. Lors d’un repas, les sucres sont absorbés au niveau digestif et passent plus ou moins rapidement dans le sang sous forme de glucose. Cette hyperglycémie post-prandiale est toxique. L’insuline a pour fonction d’extraire le glucose du sang pour le stocker en tant que glycogène dans le foie et les muscles ou en tant que graisse lorsque les réserves de glycogène sont pleines. L’insuline est l’hormone qui manque aux diabétiques de type 1, insulino-dépendants.

Par surconsommation de glucides et souvent prédispositions génétiques, cette sollicitation répétée de sécrétion d’insuline entraîne avec le temps une résistance à l’insuline. Ceci signifie que l’extraction du sucre sanguin nécessite des productions d’insuline de plus en plus importantes. Cette résistance n’existe pas pour les cellules graisseuses qui vont donc, stimulées par ces hauts niveaux d’insuline, stocker encore davantage les triglycérides.

D’autre part, ces hauts niveaux d’insuline qui peinent à redescendre entre les prises alimentaires tant ils sont hauts, créent une sensation de faim permanente.

Ces hauts niveaux d’insuline inhibent également les lipases qui sont les enzymes qui permettent d’utiliser les graisses comme carburant.

En somme, les personnes en surpoids ont d’importantes sécrétions d’insuline entraînant une augmentation de la masse grasse, une faim permanente et l’impossibilité de déstocker ces graisses.

Les explications ci-dessus amènent logiquement au constat que pour mincir il faut utiliser les graisses comme carburant. Pour ce faire, le taux d’insuline doit être bas ce qui implique donc de très faibles apports en glucides.

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Par Docteur Van Der Stegen

Docteur Damien Van Der Stegen Qualifié en Chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice par le Conseil de l’ordre des médecins Diplôme d’Etude Spécialisé de Chirurgie plastique, esthétique et reconstructrice Diplôme d’Etude Spécialisé de Chirurgie générale Diplôme d’Etude Spécialisé de Chirurgie maxillo-faciale Diplômé de l’AEU de Microchirurgie expérimentale et clinique chirurgien esthétique Lyon et Saint-Etienne