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La législation actuelle nous demande
de mentionner aux patients toutes les complications y compris exceptionnelles
en rapport avec l'intervention envisagée.
Ni la médecine, ni la chirurgie ne sont des sciences exactes. Les
interventions de chirurgie plastique, même si réalisées
pour des motivations purement esthétiques, n'en restent pas moins
de véritables interventions chirurgicales. De ce fait elles comportent,
comme tout acte médical, un certain nombre d'incertitudes et de risques.
Si les complications classiques vous sont expliquées ils nous est
difficile de rentrer dans les détails de complications exceptionnelles
mentionnées quelques fois dans la littérature mondiale. Il
existe d'un individu à l'autre de grandes variations concernant l'anatomie,
la réaction des tissus et les capacités de cicatrisation.
Il existe donc une part d'aléa et toute intervention quelle qu'elle
soit, peut avoir des conséquences dramatiques voir létales.
Heureusement, l'évolution des techniques anesthésiques et
chirurgicales et une sélection rigoureuse des patients rendent la
plupart de ces complications majeures rarissimes.
Le résultat d'une intervention de chirurgie
esthétique est souvent jugé sur la rançon cicatricielle.
Aussi nous paraît-il important d'apporter quelques précisions.
Le phénomène cicatriciel dépend de trois facteurs :
· La suture chirurgicale
· Le patient
· La prise en charge de la cicatrice avant sa maturation
La suture chirurgicale dépend bien entendu du chirurgien et occupe
la moitié du temps opératoire. Un minimum de tension ainsi
que la réalisation de surjets intradermiques permettent d'éviter
les cicatrices inacceptables type " échelle de perroquet ".
Les patients, en fonction de leurs ages ou de leurs origines ethniques cicatrisent
différemment. A 65 ans les cicatrices sont habituellement fines et
discrètes. A 15 ans elles ont tendance à être hypertrophiques
(rouge et élargies). Les peaux africaines et asiatiques ont elles
aussi cette tendance.
Une cicatrice évolue sur plusieurs mois après l'intervention.
Au début elle est classiquement rosée, parfois rouge, et blanchit
progressivement sur 6 à 18 mois. Durant cette période crèmes,
massages, patchs siliconés, compression et éviction solaire
sont souvent nécessaires.
Il est donc important que vous compreniez bien que le processus cicatriciel
ne dépend pas uniquement de la suture chirurgicale. L'age, l'origine
ethnique et les soins que vous apporterez par un suivi régulier à
cette cicatrice sont également décisifs.
Enfin, si une cicatrice invisible n'existe pas, de nombreuses techniques
(tatouage, lasers
) permettent de les atténuer.
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