Le nez est une structure essentielle de l'esthétique du visage. L'intégration
du nez à la morphologie faciale globale doit-être recherchée,
et la rhinoplastie n'est plus actuellement un geste stéréotypé.
Ce n'est donc qu'aux termes d'une discussion, avec souvent des simulations
photographiques, que le geste chirurgical est précisément
déterminé. Ainsi le geste chirurgical peut intéresser
l'ensemble du nez ou seulement la pointe nasale.
Par ailleurs, le rôle fonctionnel du nez dans la respiration est important
et une déviation de cloison nasale peut-être gênante
et favoriser des infections de sinus ou d'oreille.
Correction de la pointe et de la bosse sous anesthésie locale
Rhinoplastie : la technique chirurgicale
L'intervention se pratique sous
anesthésie locale ou générale et dure entre 1 et 2
heures.
Les incisions sont le plus souvent dans les narines. Les gestes, variables,
associent réduction (bosse ) et augmentation (greffons) en fonction
des modifications décidées préalablement. Une correction
de la cloison nasale est pratiquée si nécessaire.
L'opération se termine par un méchage des narines et la mise
en place d'une attelle nasale.
L'hospitalisation est ambulatoire ou de 24 heures en fonction du geste pratiqué.
Rhinoplastie : les suite opératoires
Les mèches sont enlevées
2 à 4 jours plus tard. L'attèle est maintenue dix jours.
Gonflement, ecchymoses (" il au beurre noir ") et gêne
respiratoire sont variables et s'estompent en 2 à 4 semaines. Le
nez reste fragile plusieurs mois et le résultat se juge à
6 mois.
Rhinoplastie : les complications
Hormis les complications classiques
et rares de tout acte chirurgical ( accidents anesthésiques, hématomes,
infection, problèmes de cicatrisation) il existe peu de problèmes
spécifiques aux rhinoplasties.
Les corrections de cloisons nasales très déviées ou
multiopérées sont délicates. Des perforations persistantes
avec présence de croûtes voir sifflements à l'inspiration sont
rarement observées.
Les processus de cicatrisation à l'intérieur du nez entraînent
parfois des modifications non souhaitées qui peuvent justifier d'une
retouche, souvent sous anesthésie locale, dans 10 à 20% des
cas.