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AUGMENTION MAMMAIRE
Implants
Q : Les prothèses mammaires permettent-elles un suivi radiologique et échographique des seins ?
R : Oui, il faut juste informer le radiologue de la présence des implants.

Q : Quand faut-il changer les implants mammaires ?
R : Lorsqu’il s’agit de sérum physiologique, on peut attendre la rupture de la paroi de l’implant qui se traduira par une perte de volume au niveau du sein. Les prothèses seront changées à ce moment là.
En ce qui concerne les gels de silicone un suivi radiologique (mammographie numérisée, IRM) est nécessaire au bout d’une dizaine d’années. Lorsque des signes d’usure apparaîtront, le changement sera nécessaire.

Q : Les implants mammaires augmentent-ils le risque du cancer du sein ?
R : Non. Statistiquement il est démontré que les patientes porteuses d’implants mammaires ont un meilleur suivi radiologique et gynécologique et donc une détection plus précoce des éventuelles lésions cancéreuses du sein. Le pronostic est donc meilleur.

Q : Les prothèses en gel de silicone augmentent-elles les risques de maladie auto- immune ?
R : C’est une des suspicions pour lesquels ces implants ont été interdits de 1995 à 2001. De grandes études anglo-saxonnes ont démontrées qu’il n’existait pas plus de pathologies auto-immunes chez les patientes porteuses d’implants avec gel de silicone que chez des femmes n’ayant pas de prothèses mammaires.

Q : Les prothèses avec un gel de silicone actuellement disponibles sont-elles plus sûr qu’auparavant ?
R : Les premiers implants gel de silicone datent de 1962. Actuellement les gels sont cohésifs, c’est à dire beaucoup moins liquide ce qui explique que lors de la rupture de la paroi par usure les risques de migrations du gel de silicone dans les glandes mammaires sont faibles.

Q : Quels sont les différents types d’implants mammaires ?
R : Actuellement il existe trois sortes de prothèses :
Les implants avec gel de silicone où le principal intérêt est la consistance très naturel.
Le sérum physiologique dont le principal intérêt est une inocuité parfaite mais qui donne un sein de consistance moins naturel.
Les hydrogels qui semblent associer l’inoquité du sérum physiologique et la consistance des gels de silicone mais pour lesquels il existe encore actuellement un certain manque de recul.

Q : Comment choisit-on le volume d’un implant ?
R : Le volume d’un implant dépend de plusieurs critères (souhaits de la patiente mais aussi taille et forme du thorax). Il est clair que pour un volume donné le résultat apparaîtra très différent si la patiente mesure 1.55m ou 1.70m.

Intervention et suites opératoires

Q : Suite à la pose d’implants, peut-il apparaître des troubles de la sensibilité des seins ?
R : Des troubles de la sensibilité à type de fourmillement ou d’insensibilité sont classiques les premiers mois qui suivent l’intervention. Normalement ces troubles rentrent dans l’ordre dans les 6 mois.

Q : Quelle est la durée de l’intervention ?
R : Selon la voie d’abord (aisselles ou aréoles) l’intervention dure entre 45 et 60 mm.

Q : Existe-t-il d’autres moyens d’augmenter une poitrine que l’intervention chirurgicale ?
R : Un traitement hormonal peut augmenter modérément le volume de la poitrine (ceci est réalisé en particulier chez les transsexuels). Cependant cette hormonothérapie augmente significativement le risque de cancer.
Les techniques de lipofilling (injection de graisse autogène) sont possibles mais l’apparition de calcifications au niveau des tissus graisseux greffés interfère avec la surveillance radiologique du cancer du sein.

Q : Peut-il y avoir un rejet des implants mammaires ?
R : Un phénomène de coque ou sein dur correspond à l’exacerbation d’une réaction cicatricielle normale. Celle-ci peut-être majorée par l’existence de petits hématomes dans la loge de l’implant, la position en avant du muscle de la prothèse et un défaut de massages des seins après l’intervention. Il existe des cas, où malgré toutes les précautions, prises, une coque se développe qui nécessitera une réintervention.

Q : Quelle est la durée de l’hospitalisation ?
R : 24 heures.

Q : Pourquoi mettre un drainage (drain de Redon) post opératoire ?
R : Statistiquement les petits hématomes augmentent le risque de seins durs. L‘évacuation des petits saignements qui peuvent persister la nuit qui suit l’intervention nous paraît donc indispensable.

Q : Est-ce que les cicatrices sont visibles ?
R : Dès que les cicatrices sont blanches c’est à dire 6 à 12 mois après l’intervention, elles deviennent extrêmement discrètes (sauf cicatrisation pathologique).

Q : Une grossesse est-elle envisageable après la pose d’implants mammaires ?
R : Oui, tout à fait. Les seins évolueront de la même manière que chez une femme sans implant.

Q : Quel est l’intérêt de positionner les implants mammaires en arrière du muscle grand pectoral ?
R : L’intérêt nous paraît double. D’une part, la position rétro musculaire des implants diminue le risque de seins durs. D’autre part, le muscle se comporte un peu comme un soutien gorge interne et le maintien de la poitrine nous paraît plus stable dans le temps.

Q : Quelles précautions doivent être prise les semaines qui suivent l’intervention ?
R : Il faut éviter de lever les bras en l’air durant une quinzaine de jour. Un mois d’inactivité sportive est nécessaire.


RHINOPLASTIE
Q : Combien de temps dure l’intervention ?
R : Une rhinoplastie peut durer entre 45 mm et 2 heures.

Q : Combien de temps dure l’hospitalisation ?
R : Habituellement 24 heures, mais dans certain cas il peut s’agir d’un acte ambulatoire, le patient ne vient que pour le temps de l’intervention.

Q : Combien de temps faut-il pour être présentable ?
R : Dans la plupart des cas, le port d’une attèle de contention et l’existence d’ecchymoses péri orbitaires nécessitent un délai de 8 à 10 jours.

Q : Est-ce que les suites de rhinoplastie sont douloureuses ?
R : Habituellement les suites ne sont pas douloureuses. Par contre un méchage des narines est gênant puisqu’il est impossible de respirer par le nez.

Q : Combien de temps garde-t-on le plâtre ?
R : 8 à 10 jours.

Q : Combien de temps faut-il attendre pour avoir un résultat définitif ?
R : L’essentiel du résultat est visible en 2 à 3 mois, mais on constate un affinement et des petites modifications jusqu’à 1 an après l’intervention.

Q : Les retouches sont-elles fréquentes ?
R : Il s’agit d’une intervention délicate où les phénomènes de cicatrisations internes peuvent modifier le résultat escompté. Toutes rhinoplasties confondues, il existe 15 à 20 % de retouches. Celles-ci peuvent être effectuées sous anesthésie locale ou sous anesthésie générale.

Q : Combien de temps faut-il attendre avant une retouche ?
R : Il faut attendre entre 6 et 12 mois.

Q : Y-a-t-il des cicatrices visibles ?
R : Non. Dans la plupart des cas, les incisions sont à l’intérieur des narines. Parfois des incisions sur la columelle ou dans le pli des narines sont associées mais deviennent rapidement extrêmement discrètes.

Q : La simulation pré-opératoire sur ordinateur, est-elle fiable ?
R : Ces simulations permettent surtout au chirurgien de déterminer l’importance de la modification que vous souhaitez, tout en restant dans les limites du raisonnable et du possible. Même s’il ne s’agit en aucun cas d’un « avant – après » ces simulations sont relativement fiables.

Q : Quelles types d’anesthésies sont-elles utilisées pour cette intervention ?
R : Selon le geste chirurgical envisagé l’anesthésie peut être locale pure ou générale. Ainsi si les modifications concernent la pointe nasale et une très petite bosse le geste peut être tout à fait effectué sous anesthésie locale. A l’inverse, s’il existe une déviation de cloison, une bosse importante, un nez dévié, l’anesthésie générale est nécessaire.

Q : Quelles précautions prendre après une rhinoplastie ?
R : Le nez reste fragile durant plusieurs mois et il faut bien entendu éviter tout traumatisme à ce niveau.

Q : Est-on marqué après l’intervention ?
Les ecchymoses péri orbitaires sont classiques et nécessitent une protection du soleil jusqu’à disparition complète.

Q : Combien de temps garde-t-on les mèches ?
R : Selon le type d’intervention et l’état de la cloison nasale les mèches sont maintenues 24 à 72 heures.

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